Un passage en douceur mais avec efficacité

temoignage sowaccess hoedt
Didier Hoedt & Géraldine Hoedt

Poste/rôle: 

Didier Hoedt: cédant, Géraldine Hoedt: repreneur

Secteur d’activité : 

Optique lunetterie lentille de contact basse vision acoustique

Commune: 

Hannut

Website: 

Opticien depuis près de 40 ans, Didier Hoedt a transmis son entreprise à sa fille Géraldine, qui travaille avec lui depuis plusieurs années (10 ans). Il s’est fait accompagner par des partenaires agréés SOWACCESS et a bénéficié de la subvention transmission. Un belle « success story » de transmission intrafamiliale à découvrir !

Question: 

Didier, pouvez-vous nous présenter en quelques mots les activités de votre entreprise… 

Réponse: 

DH: Opticien, optométriste, entreprise spécialisée dans la vente, le conseil, l’ajustage, la réparation de lunette et tout équipement visuel.

Question: 

Vous êtes opticien depuis près de 40 ans, votre fille travaille avec vous depuis plusieurs années. A partir de quand avez-vous pensé à transmettre l’entreprise et quel a été éventuellement l’élément déclencheur ?

Réponse: 

DH: Il y 2-3 ans que la transmission m'est venue à l’esprit comme une évidence vu le nombre d'années de pratique dans le domaine et l’âge de la retraite se rapprochait à grand pas.

Question: 

Les transmissions intrafamiliales ont tendance à diminuer, au profit de transmission au personnel ou à des tiers. Dans votre cas, transmettre à votre fille a-t-il été un choix tout naturel ? Le sujet de la transmission d’entreprise était-il tabou ou en avez-vous dès le départ discuté ouvertement avec vos proches et votre famille ? Pourriez-vous nous expliquer le cheminement qui vous a amené à lui remettre les clés de l’entreprise ?

Réponse: 

DH: Pas de tabou ni sur le plan financier ni avec son frère. Tout cela s'est passé dans la discussion calme et constructive. Il est évident que nous sommes une famille très soudée où l’on a toujours travaillé à livre ouvert et discuté à la fois de finance, de politique et de la vie sociale en général.

Question: 

Géraldine, vous devez être fière de reprendre le flambeau de l’entreprise familiale ! Pouvez-vous nous expliquer votre parcours en quelques mots? Qu’est-ce que vous retenez de ce passage de flambeau ? 

Réponse: 

GH: Au départ je ne voulais absolument pas faire comme mes parents, J’ai donc tout d’abord fait des études dans l'enseignement. J’ai travaillé dans ce domaine 4 ans puis comme je n'avais toujours pas une place "sûre" et nommée et que je travaillais dans 8 écoles différentes, j’ai décidé de reprendre les études d’optique en alternance (cours et boulot dans l’entreprise). Et ça m’a plu donc j’ai continué dans cette direction. J’ai travaillé 10 ans dans l’entreprise avant de reprendre celle-ci. Ce qui m’a permis d’avoir une certaine expérience avant de faire le grand saut dans le boulot d’indépendant. Je suis très fière de pouvoir reprendre l’entreprise que mes parents ont créée et je suis consciente que c’est une chance de reprendre une entreprise qui tourne aussi bien. Ce qui m’a permis également de ne pas prendre trop de risque.

Question: 

Didier, vous vous êtes fait accompagner par des professionnels de la transmission d’entreprise. Que vous ont-ils apporté ? Sans eux, la transmission se serait-elle aussi bien déroulée ? 

Réponse: 

DH: Dans ma candeur naïve, cela devait se passer en 1 an et rachat des parts de la société point à la ligne. Renseignements pris auprès des conseillers de l’UCM, ce ne fut pas si simple mais plus long et peut être plus facile car secondé par un avocat pour la convention entre ma fille, mon fils et nous (avec mon épouse propriétaire de la moitié des parts) et par un fiscaliste de B.D.O qui prépara le plan comptable,pour l'emprunt de ma fille et la création d’une holding  pour chapeauter le tout. De plus, grâce à l'intervention de la SOWACCESS, nous avons reçu des primes.

Question: 

Didier, transmettre son entreprise fait intervenir de nombreuses émotions, cela peut parfois être douloureux, voire même un deuil pour certains entrepreneurs. Chez vous, comment cela s’est-il passé ? Comment êtes-vous parvenu à passer le flambeau en toute sérénité ? Et si certains aspects ont été difficiles à vivre pour vous, pourriez-vous nous les expliquer ?

Réponse: 

DH: il faut toujours savoir que pour nous, la famille est ce qu'il y a de plus important à nos yeux. l’entreprise que nous avons créée mon épouse et moi-même était non pas le but ultime mais le moyen qui nous a permis de nous épanouir au sein de notre famille.

Le flambeau se transmet sans heurt dans la mesure où mon épouse est devenue l’employée de ma fille pour quelques heures par semaine et s’occupe principalement de la comptabilité et du conseil en lentilles de contact, sa spécialité.

De mon côté, je suis présent encore pour quelques temps bénévolement. Non comme "belle-mère", mais pour donner des conseils et venir en "dépannage"...

Question: 

Géraldine, un dernier conseil pour les personnes qui pensent à reprendre l’entreprise familiale, que vous auriez aimé recevoir ? Si c’était à refaire, que feriez-vous différemment ?

Réponse: 

GH: Je suis très satisfaite de la façon dont s’est déroulée la reprise de l’entreprise de mes parents. Je conseillerais vraiment aux personnes qui désirent reprendre une entreprise de se faire aider par des personnes qualifiées et de se renseigner sur les primes disponibles (SOWACCESS). Nous pensions étaler cela sur une dizaine d'années pour le paiement des parts et s'organiser entre nous mais finalement en 6 ans, tout sera réglé et la création de la holding nous permet de chacun y trouver notre compte. Si c’était à refaire je le referais à l’identique.

Question: 

Didier, un dernier conseil en quelques mots pour les chefs d’entreprise qui n’ont pas encore franchi le pas, qui ont encore des réticences à transmettre l’entreprise, alors qu’ils sentent qu’il le faudrait pourtant ? 

Réponse: 

DH: 

  • Tout dire, tout mettre sur la table.
  • Faire évaluer l'entreprise par une personne extérieure (dans notre cas, BDO), notre ressenti étant parfois surdimensionné par rapport à la réalité.
  • Se renseigner sur les primes disponibles.

 

 

Un grand merci à tous les deux et beaucoup de succès à votre entreprise !